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Mais avant tout, mes textes sont là pour vous faire rêver.

Eux <3

Bones and Booth.

Blog coup de coeur *

# Posté le jeudi 08 mai 2008 14:37

...

Voici ma première fanfiction, mon premier écrit.
Je vous souhaite une bonne lecture !


eux -- Bones -- and -- Booth -- eux


Journal --Spécial-- d'un --Agent --Spécial

Elle était très curieuse.
Et, comble de tout, elle le savait.
Qui ne savait pas cela ?
Le docteur Tempérance Brennan, curieuse ?
C'était évident !
Voilà pourquoi, ce matin là, lorsqu'elle sonna à la porte de l'appartemment de son partenaire,
et que personne ne répondit, elle essaya d'ouvrir la porte.
Voilà pourquoi, on ne sait comment, la porte s'ouvrit.
Elle se retrouva donc au milieu du salon de l'Agent Spécial Seeley Booth,
ne sachant absolument pas pourquoi il n'était pas là.
Il lui avait bien dit de le retrouver chez lui, car sa voiture était en panne ?
Elle n'en était plus si sûre, maintenant qu'elle avait réalisé qu'il n'était pas là.
Alors, pas de
"Bones" retentissant ?
Ah, ça, non alors !
Elle sortit son portable de sa poche, et appuya sur le 1 pour appeler Booth.
Celui-ci sonna quelques mètres plus loin, sur le guéridon.
Ow Ow.
Ce n'était pas dans ses habitudes, de laisser son portable chez lui.
Elle appuya sur le 2 pour appeler sa meilleure amie Angela.
"- Allô Angie ?
- Brennan ?
- Oui. Dis, tu saurais pas où est Booth ?
- Non. Il avait dit que tu passerais le prendre. Sa voiture est en panne.
- J'ai donc pas rêvé.
- Pourquoi ?
- Il est pas chez lui. Sa porte était ouverte, et son portable sur le guéridon.
- Attends, je demande aux autres et à Cam, je te rappelle"
Brennan regarda autour d'elle.
Où pouvait-il être ?
Elle regarda autour d'elle.
C'était la première fois qu'elle rentrait chez lui.
Habituellement, elle restait sur le pas de la porte.
Un détail attira son attention : sur un bureau, un ordinateur portable trônait.
Comme nous l'avons conclu plus haut, le docteur Brennan était curieuse.
C'est pourquoi elle bougea la souris, ce qui alluma l'ordinateur.
Il y avait deux dossiers sur le bureau. Un nommé "FBI", et l'autre "Parker".
Et un seul fichier. Nommé "Journal".
Elle double cliqua.
" Veuillez entrer votre mot de passe".
Zut, songea-t-elle.
Que pouvait bien être le mot de passe de Booth ?
Elle essaya "Parker", "Rebecca", "Tessa", ...
Puis, prise d'une soudaine inspiration, elle tapa "Brennan".
Puis
"Bones".
Et enfin, elle essaya "Tempérance".
"Mot de passe accepté".
Son coeur battait à tout rompre.
Pourquoi le mot de passe de son partenaire était-il son propre nom ?
Elle lut le premier paragraphe:
" C'est étrange d'avoir ainsi besoin de confier ses pensées à une machine.
Moi qui suit sincère, qui me confie aux gens, habituellement...
C'est à cause d'elle. Enfin je crois.
Elle est ma partenaire. Elle est trop solide.
Elle est trop sèche. Elle n'aime pas les gens.
Alors pourquoi est-ce qu'à chaque fois que je la vois, mon coeur s'emballe ?
Pourquoi est-ce qu'à chaque fois qu'elle pleure, j'ai l'impression qu'on me donne un coup de poing dans le ventre ?
Pourquoi est-ce que je suis tombé amoureux de cette femme-là ?"
Une voix s'éleva derrière elle, la faisant sursauter:
"- On lit les journaux intimes des autres, maintenant,
Bones ?"
Elle se retourna.
Il portait un sac de courses dans la main droite.
"- Booth ! Vous étiez pas là et je...
- J'étais juste allé faire des courses !"
Il sourit.
Elle se sentit idiote, tout à coup.
Puis un sourire malicieux s'afficha sur ses lèvres.
"- Alors comme ça vous...
- Je...
- Eh bien j'ai lu votre...
- Ah, oui, ça..."
Il se pencha vers elle et l'embrassa doucement.
Elle se recula, surprise, et le regarda longuement.
Elle était très curieuse.
Et, comble de tout, elle le savait.
Qui ne savait pas cela ?
Le docteur Tempérance Brennan, curieuse ?
C'était évident !
Voilà pourquoi, désirant sans doute savoir savoir quel goût aurait un autre baiser, elle s'approcha de Booth pour lui en demander un.
Et c'est ainsi que tout commença...


eux -- Bones -- and -- Booth -- eux


Voilà, qu'est-ce que vous en pensez ?
Je voudrais des avis critiques et constructifs pour m'améliorer...
J'attends vos commentaires =)

Blog coup de coeur *

# Posté le samedi 10 mai 2008 06:23

An Awfully Dark Night (une horriblement sombre nuit)

An Awfully Dark Night (une horriblement sombre nuit)
Tout d'abord merci pour tous vos commentaires qui m'ont vraiment fait plaisir =) Merci aussi à tous ceux qui m'ont rajoutée comme amie, ça me fait également infiniment plaisir.

Je suis désolée de ma longue absence (je suis partie en vacances puis la rentrée et tout donc ^^) qui a aussi été causée par mon manque d'inspiration.

Mais je crois que vous devriez être contents étant donné que je vais vous poster plusieurs fics de genres différents aujourd'hui =)

Sur cet article, une fic intitulée "An Awfully Dark Night" (autrement dit une horriblement sombre nuit), ce qui est un jeu de mot avec "The Dark Knight", le dernier Batman sorti. J'ai été plus que positivement impressionnée par l'acteur et le personnage du Joker, que vous retrouvez ici.

Cet fanfiction a un genre plutôt particulier puisque j'ai pour ainsi dire copié le style d'écriture d'un auteur d'épouvante, Stephen King (un auteur ? LE meilleur !). Aimez, n'aimez pas, vous savez ce que j'en dis =P

Sur ce, Bonne Lecture.

ooooh ooooh ooooh ooooh ooooh

An Awfully Dark Night

L'agent spécial Seeley Booth était assis à la petite table basse de son salon et feuilletait un dossier d'un ½il éteint. Il était crevé, et pourtant il était là, à attendre sa partenaire pour boucler un dossier.
La nourriture thaï sentait bon sous les emballages, et il ne comprenait pas pourquoi elle n'était pas encore arrivée chez
(Bon sang, Bones, come on, on a pas toute la nuit)
lui.
Enfin... Si, il avait toute la nuit,
(Non, ne penses pas à elle de cette manière, Seeley, arrête...)
mais elle était sa partenaire et il ne pouvait pas et ne
(Come on Bones... Où est-elle espèce d'imprudente Bones n'est jamais en retard pourquoi maintenant, pourquoi aujourd'hui, Bones, come on...)
voulait pas faire ce genre de choses avec elle.
Elle avait maintenant près d'une heure de retard. Il commençait sérieusement à s'inquiéter, mais
(Bones qu'est-ce que vous foutez bon sang je vous attend)
c'était Brennan, toujours la tête un peu du côté de ses romans ou de ses squelettes, peut-être avait-elle simplement
(est-ce qu'il lui est arrivé quelque chose je sens je sens que quelque chose n'est pas normal je sens)
oublié ?
N'y tenant plus, et sachant qu'elle allait le lui reprocher de son ton furieux, il prit son portable et appuya sur le raccourci de la touche n°1, ce qui appela aussitôt le numéro de Bones.
(Bones, répondez, répondez, répondez, répondez... BONES !)
- Vous êtes bien sur le répondeur du docteur Tempérance Brennan. Je ne suis pas là pour l'instant, mais vous pouvez laisser un message après le signal sonore.
Un message très impersonnel, et qui faisait d'autant plus peur à Booth que cela voulait dire qu'
(Bones qu'est-ce que vous foutez Bones a toujours son portable sur elle pourquoi a-t-elle oublié pourquoi ne répond-t-elle pas Bones ?)
elle était injoignable.
Il se leva, lança un regard irrité aux paquets de chez le Thaï et décida que s'il retrouvait Brennan il l'emmènerait manger au Dinner, puisque de toute manière le bouclage de ce dossier serait pour un autre jour.
Il était beaucoup trop
(bon sang Bones il est près de onze heures où êtes vous)
tard pour commencer à réfléchir à l'organisation du dossier.
Booth se décida enfin et prit son portable pour le mettre dans sa poche. Il se saisit de son long manteau et sortit de sa maison dans un tourbillon de neige.

Elle ne savait pas
(mes doigts mes doigts pourquoi je ne sens pas mes doigts ?)
où elle était. Ses doigts étaient tout engourdis et elle pouvait sentir que ses poignets étaient liés par une corde qui lui sciait la peau.
(où suis-je mon dieu je devais aller voir Booth où est Booth ?)
Elle était apparemment couchée sur le dos sur quelque chose de très froid. Elle ne pouvait rien voir autour d'elle à cause d'un bandeau noir qui était posé sur ses yeux. Elle ne pouvait pas bouger ses
(orteils pourquoi ai-je si froid c'est l'hiver est-ce que je suis sur de la glace oh bon sang)
orteils et une douleur fulgurante lui transperçait
(qu'est-ce qui s'est passé qu'est-ce qui s'est passé ?)
la jambe droite.
- Docteur Brennan. Docteur Brennan. Bonjour. Ou plutôt devrais-je dire bonsoir !?
La voix de la personne qui parlait était nasillarde, moqueuse, et elle éclata d'un rire sadique et affreusement
(froid)
terrifiant.
Brennan voulut dire quelque chose, mais se rendit compte qu'un chiffon était plongé dans sa bouche.
(ne panique pas Brennan ne pas paniquer reste rationnelle qu'est-ce qui est rationnel dans cet endroit bon sang rien du tout NE PAS PANIQUER COMMENT VOULEZ-VOUS QUE JE NE PANIQUE PAS)- Docteur, docteur, docteur... fit la voix d'un petit ton moqueur.
Elle sentit que des mains se posaient sur ses yeux. Ces mains étaient glacées et Brennan avait l'impression que la
(panique)
folie pouvait s'insinuer dans son propre esprit rien que par ces mains.
Le bandeau fut relevé et elle put apercevoir son agresseur. Elle réprima un cri, mais de toute manière elle n'aurait pas pu crier étant donné le
(sang bon dieu c'est du sang sur ses joues pourquoi son sourire est-il si large ce n'est pas naturel pas naturel du tout)
morceau de tissu qui était fourré dans sa bouche.
Bien sûr elle connaissait cet
(monstre)
homme, pour avoir entendu des légendes urbaines sur ce qu'il faisait aux gens. Mais tout cela ce n'étaient que des histoires que l'on racontait aux enfants pour leur faire peur.
- Me connaissez-vous Docteur ? Ou... Tempérance, vous permettez que je vous appelle Tempérance ?
Et soudain le nom de ce personnage lui revint en mémoire. Elle avait vu tellement de
(joker)
dessins animés quand elle était petite avec son frère qu'elle ne pouvait pas avoir oublié le méchant qui l'avait toujours à la fois dégoutée et
(c'est le Joker)
fascinée.
(mais ça ne peut pas être le Joker c'est une légende urbaine le Joker n'existe pas cela doit être un fanatique cela doit être un fanatique il ne peut pas me faire de mal il ne peut pas me faire de mal)
Et elle vit sur le visage de son agresseur un sourire beaucoup trop large pour une bouche s'étirer.
- Tempérance, fit-il d'un ton de reproche moqueur. Pourquoi tant de sérieux ? Il faut mettre un sourire sur ce visage... Un beau sourire pour un si beau visage...

Booth arriva à l'institut Jefferson quelques minutes après être parti de chez lui. Toutes les lumières étaient éteintes. Il s'approcha du gardien qui était assis dans sa loge avec un gros sandwich.
- Le docteur Brennan est à l'intérieur ? demanda Booth.
- Non, elle est partie il y a plus ou moins deux heures. Elle a dit qu'elle allait chez vous boucler un dossier, puis elle m'a dit à demain et elle est descendue au parking, expliqua le gardien avant de mordre une nouvelle fois dans son sandwich.
L'agent spécial le remercia et se précipita au sous sol. Toutes les lumières étaient éteintes, mais il connaissait le bâtiment et s'approcha de l'interrupteur général du parking.
(Bones dans quel pétrin êtes vous encore allée vous fourrer je vous le demande)
Il n'y avait plus aucune voiture sur le parking. Le gardien avait raison, elle n'était plus là.
Par acquis de conscience, Booth s'approcha de la place de parking réservée à son anthropologue.
Il se sentit comme si un coup de poing venait de s'enfoncer dans son ventre.
(non, non, non, Bones pourquoi votre boucle d'oreille pourquoi est-elle là elle devrait être à sa place à sa place à votre oreille alors pourquoi ?)
Il ramassa la boucle d'oreille. Oh oui, elle appartenait bien à Brennan. Et c'est lorsqu'il la ramassa qu'il remarqua la carte de jeu.
Elle était coincée sous un caillou, sur la ligne déterminant la place de parking de Brennan.
Booth eut un haut le c½ur en voyant ce qu'elle représentait.
Un joker.
Et sur ce Joker, une image collée. Celle de la sorcière dans la petite sirène, enfermée dans un bloc de glace.

- Il a essayé de vous appeler.
Brennan se crispa. Elle essayait de contracter chacun de ses muscles à tour de rôle pour les empêcher de
(mourir, je vais mourir dans cette patinoire)
s'ankyloser.
Sa première impression avait été juste. Elle était bien allongée sur un bloc de glace. Sur la glace d'une patinoire, plus précisément.
Et l'homme, le
(monstre)
Joker, tournoyait autour d'elle dans un ballet artistique sur ses patins, lui lançant de temps à autre des répliques chargées de petits rires
(fou)
sadiques.
- Votre partenaire. Il a essayé une seule fois. C'était il y a une heure. Vous n'étiez même pas réveillée.
Un autre petit rire
(cinglé)
diabolique s'évapora de la bouche à l'haleine pestilentielle de celui qui se faisait passer pour ce héros de dessin animé.
Brennan essaya à nouveau de parler, mais son bâillon l'en empêcha.
- On essaie de répliquer Tempérance ? Permettez que je vous appelle Tempérance ?
Il s'approcha et lui ôta son bandeau avec rudesse. Elle lui envoya un regard accusateur. Il afficha un air outré de femmelette.
- Ow... Tempérance, pourquoi un regard aussi rude ?
- Qui êtes vous ? fit-elle d'une voix pleine de provocation.
- Ne me dites pas que vous ne le savez pas ?
La voix du Joker avait perdu de sa moquerie durant cette dernière réplique. Il se reprit. Brennan comprit alors que la chose qui lui faisait perdre ses moyens, c'était qu'il n'était qu'un copieur.
- Voyons, voyons, voyons... Pourquoi tant de sérieux ? Il faut mettre un sourire sur ce visage !
Mais cette fois, au lieu de reprendre son ballet de patinage artistique, il sortit un couteau de sa poche. Brennan remarqua alors qu'un tic nerveux lui agitait l'½il droit.
- Vous voulez savoir où j'ai eu ces cicatrices ?
(non, non, non, je ne veux rien savoir ne me faites pas de mal je veux juste m'en aller s'il vous plait laissez moi m'en aller je veux voir Booth il va me retrouver il va vous défoncer espèce de copieur de dessins animés de pacotille bon sang j'ai peur expliquez moi si vous voulez mais ne me faites pas de mal s'il vous plait s'il vous plait ne me faites pas de mal)
- Oui, fit elle sur un ton provocateur.
Le sourire du Joker s'effaça. Brennan se demanda si elle n'était pas allée un peu trop
(mal Booth j'ai peur bon sang sortez moi de là comme vous le faites toujours Booth)
loin.

Booth conduisait en téléphonant. Il savait que ce n'était pas
(mal très mal Bones est entre les mains d'un copieur de film, c'est très très mauvais bon dieu Bones où êtes-vous où vous a-t-il emmené ce salaud faites que je n'arrive pas trop tard)
bien mais il avait des circonstances atténuantes.
Sa partenaire était entre les mains d'un cinglé qui se prenait pour le Joker des films Batman ! Il l'imaginait déjà avec le sourire de l'ange...
(ne pense pas à ça que dirait Bones ne pas se hâter en conclusion oui mais là si je ne me hâte pas ça va mal finir que ferait-elle)
- Angela, il me faut une liste de tous les endroits où il y a de la glace en ville ! Patinoires, frigos géants, je sais pas moi, il me faut tout !
- Booth qu'est-ce qu'il se passe ?
(ce qui se passe c'est que Bones est coincée avec un malade mental qui veut la geler à tout jamais dans de la glace comme la sorcière dans la petite sirène)
- Bones a disparu.
- BRENNAN ? Et pourquoi des patinoires ?
- J'en sais rien, Angela, faites ce que je vous dis !
- Okay okay, je vous rappelle quand j'ai trouvé des adresses, je vous les transmets par blackberry.
- Attendez ! Eliminez celles qui ont une alarme électronique et qui sont dans un rayon de plus de cinq kilomètres de l'institut.
- Booth je...
- Faites ce que je vous dit !
Il raccrocha. Il détestait devoir répondre aux questions d'Angela, quelle que soit le contexte. En général, cela se terminait par des cris, des rires ou des pleurs. Il n'avait pas besoin de ça en plus, tout ce qui lui fallait c'était un cerveau capable de
(ma Bones ma Bones il faut que je vous retrouve Bones je vous jure que je vais vous retrouver je vous jure je vous jure je vous jure)

découvrir ce qui se cachait sous cette manigance.

Brennan gelait. Littéralement. Elle ne sentait plus ses muscles. Ses jambes étaient devenues insensibles.
Et elle avait mal.
Ses joues étaient déchirés de chaque côté de ses lèvres. Elle connaissait le Joker, pourtant, dans les dessins animés il faisait toujours le grand sourire aux gens auxquels il racontait son
(malheur Booth ne me trouve pas j'espère qu'il va y arriver non je ne vais pas me mettre à prier oh mon dieu non je ne supplierai pas)
histoire.
Elle se détestait. Elle savait ce qui se passerait et elle l'avait tout de même provoqué. Et maintenant, le sang coulait dans sa bouche, lui réchauffant momentanément la langue, mais
(je ne tiendrai pas longtemps il me faut de l'aide Booth vous disiez que vous me retrouveriez toujours Booth)
elle ne sentait plus ses membres et ce n'était pas rien. C'était très douloureux.
Le Joker s'avança, son couteau couvert de sang dans le poing, et s'assit à côté d'elle.
- C'est le tibia là docteur, non ? Nous allons faire une petite incision chirurgicale docteur cela ne fera pas mal nous avons mis de la glace pour que cela ne fasse pas mal je vous promets docteur... débita-t-il d'une traite.
Le tic qui agitait son ½il droit faisait affreusement
(mal Booth j'ai mal sortez-moi de là)
peur à Brennan qui s'efforçait de ne montrer aucune émotion.
Le couteau se planta dans la jambe de Brennan. Elle ne sentit qu'un coup sourd, mais douloureux.
Une larme roula sur sa joue, mais fut immédiatement gelée. Il devait faire extrêmement froid.
Extrêmement
(mal oh j'ai mal)
froid.

- Booth ?
- Oui ? répondit anxieusement Booth en continuant sa course vers les bureaux du FBI.
- Une seule patinoire.
(une seule patinoire Bones j'arrive je vais vous trouver Angela a trouvé j'en suis sûr ça va marcher ça doit marcher)
- Où, Angela, où ?
- Garden Street. Vous pourrez pas la louper, elle fait toute la longueur de la rue.
- Merci Angela.
Booth raccrocha. Une lueur d'espoir venait de surgir. Un point blanc au bout du tunnel sans fin.
(j'arrive Bones j'arrive)
Garden Street, ce n'était pas bien loin. Il fit une embardée, faillit renverser une piétonne qui en retour lui montra son majeur levé d'un geste rageur.
(Bones tenez le coup j'arrive)
La neige tombait, rendant la conduite encore plus difficile dans les rues de Washington. Mais il s'en fichait complètement.
Soudain, il déboucha sur Garden Street. La patinoire était énorme, Angela avait raison. Ce bâtiment était d'une majesté sans pareille. Booth gara sa voiture en double file au milieu de la rue et mit les quatre feux. Puis il se précipita vers la porte.
(Bones où êtes vous Bones)
La porte vitrée était fermée. Booth fit le tour du bâtiment en courant, et découvrit une vitre brisée. Il passa sa main à l'intérieur du bâtiment et ouvrit la porte de l'intérieur.
Il pénétra dans l'immense patinoire.
C'était énorme. Une magnifique étendue de glace qui luisait sous la lumière artificielle. Mais cela avait également l'air d'être un véritable
(piège)
labyrinthe. Booth se précipita vers le bord de la patinoire où des patins étaient alignés. Il en prit deux à sa taille et les enfila. Il allait souvent à la patinoire avec Parker, et était plutôt agile sur la glace.
D'un geste machinal, il vérifia que son arme était bien fixée à sa taille. Le métal froid du silencieux le rassura comme il l'effraya, mais il lui donna du courage.
Il s'élança sur la glace à toute vitesse.

Elle voyait le sang couler le long de ses jambes. Le Joker venait de se diriger vers ses bras, qui étaient en train de s'ankyloser. Il leva le couteau, et l'enfonça dans son bras, arrachant un cri de douleur à la pauvre anthropologue crevant de froid.

Booth trouvait la situation irréelle. Toutes les lumières étaient allumées, et la glace luisait sous ses patins.
(Bones je dois trouver Bones)
Il patinait depuis trois minutes à présent, et cela lui semblait avoir duré des heures. Soudain, un cri retentit devant lui.
C'était un cri
(de douleur Bones est-ce qu'il lui a fait mal je vais le tuer ce pourri je vais lui tirer dessus et je vais le tuer ne touche pas à ma Bones espèce de salaud Bones, Bones où êtes-vous ?)
étouffé, et Booth en déduisit qu'elle devait être bâillonnée.
Il se précipita vers la provenance du cri et trébucha. Il s'étala et poussa un juron avant de se remettre sur ses patins et de repartir dans la même direction.
Il passa un muret et découvrit une scène qui lui glaça le sang dans les veines.
Brennan était allongée sur la glace, vêtue de ses seuls sous-vêtements, et ses lèvres étaient
(rouge c'est du sang mon dieu c'est du sang)
bleues, elle semblait morte de froid.
Il dégaina son arme. Pas la peine de prévenir l'usurpateur du Joker qu'il allait tirer. Il n'y avait pas de témoin et il était bien décidé à le tuer de ce coup de fusil de surprise.
Il mit son doigt sur la détente, visa en fermant l'un de ses yeux et tira. Il fut projeté en arrière par la puissance du tir du silencieux.
Le corps de l'homme se raidit, puis il s'écroula à côté d'elle.
Booth patina à toute vitesse jusqu'à l'usurpateur et prit son pouls. Nada.
Il le poussa et se pencha au-dessus de Brennan. Il lui chercha un pouls, en trouva un. Mais il battait très faiblement.
- Booth... vous m'avez trouvée...
Le murmure qui s'élevait des lèvres bleues de froid de sa partenaire atteignit Booth en plein c½ur.
- Bones, attendez, ça va aller, ne vous inquiétez pas.
Il sortit son portable, composa le numéro des urgences et aboya à son interlocuteur qu'il avait besoin d'une ambulance.
Puis il posa ses mains sur les nombreuses plaies de sa partenaire. Elles étaient rouges de sang et ce même sang colorait la glace de cette teinte pourpre et irréelle. Il ôta sa veste et souleva Brennan pour qu'elle ne repose plus sur la glace. Sa peau adhérait quasiment avec la patinoire...
- Tempérance, parlez-moi, il faut que vous restiez avec moi jusqu'au bout...
(jusqu'au bout c'est la mort mais non ce n'est pas ce qu'il a voulu dire Tempe il voulait dire jusqu'à ce que l'ambulance arrive non, jusqu'au bout ça veut dire la mort la mort Tempe la mort Booth croit que tu vas mourir Tempe tu vois comme tu es pitoyable)
- Ne m'appelez pas...
- Bones je... Je vous ai appelée...
Les mots bloquaient dans la gorge
(douloureuse sa jambe doit être affreusement douloureuse pas que sa jambe tous ses membres doivent la faire souffrir oh si je pouvais prendre sa place je le ferais)
serrée de Booth.
- Je vous ai appelée Tempérance, finit-il en lui caressant les cheveux.
- Pas comme ça... Je préfère... murmura-t-elle. Bones...
Il dégagea une mèche de ses cheveux de devant ses yeux et lui essuya les joues du sang qui les colorait. Le sourire de l'ange lui ajoutait une touche irréelle qui ne plaisait pas du tout à Booth. Ses lèvres gercées ne semblaient plus vouloir ni pouvoir prononcer le moindre mot.
Booth se plaça derrière elle et posa sa tête sur ses genoux. Il s'efforçait de la réchauffer comme il le pouvait, mais il savait que c'était
(désespéré je suis désespéré elle ne peut pas m'abandonner MA BONES NE PEUT PAS M'ABANDONNER non l'abandon ne fait pas partie de sa nature NON !)
difficile étant donné qu'elle avait déjà passé plusieurs heures ainsi couchée sur la glace.
- Bones, restez avec moi... Restez avec moi...
Il posa son pouce sur sa nuque pour chercher un pouls. Il battait toujours aussi faiblement, si pas plus faiblement qu'auparavant.
- AGENT BOOTH ? DOCTEUR BRENNAN ? OU ÊTES-VOUS ? s'écria une voix.
(nous sommes à deux doigts de plonger en enfer)
- ICI ! hurla Booth.
Une larme roula le long de sa joue et tomba sur la joue de sa partenaire. Elle ne parlait plus, elle n'était plus consciente.
- Bones, restez avec moi Bon Dieu Bones ! RESTEZ AVEC MOI ! Seigneur je vous en prie IL FAUT QU'ELLE VIVE !
Il se rendit à peine compte que les équipes de secours lui enlevaient doucement Brennan des mains et l'emmenaient vers l'ambulance garée au dehors. Il se rendit à peine compte qu'un homme l'aidait à se relever et lui faisait remarquer qu'il avait du sang sur les
(mains oh mon dieu le sang de Bones elle a perdu beaucoup de sang est-il possible qu'elle s'en sorte oh mon dieu Bones est solide il faut qu'elle vive il faut qu'elle vive s'il vous plaît je veux qu'elle vive)
genoux.
Tandis que le bruit de la sirène de l'ambulance dans laquelle des médecins s'attelaient à la tâche pour sauver le docteur Brennan s'éloignait dans cette horrible et sombre nuit à Washington.

La salle d'attente de l'hôpital était vide à cette heure de la nuit. Booth était assis, la tête dans les mains, tremblant de tout son corps.
Elle était au bloc. Les médecins avaient dit qu'ils pourraient la sauver, mais que ses fonctions vitales avaient été touchées. Il fallait s'attendre à une paralysie, partielle ou complète, du corps de l'anthropologue.
(oh Bones je suis désolé si j'avais été plus vite j'aurais pu peut-être j'aurais pu empêcher oh Bones je suis)
Les pensées de Booth étaient confuses. Il avait très envie de pleurer, très envie de rire, très envie de parler.
Très envie de
(voir Bones il faut que je voie Bones mais je l'ai tué Bones vous avez vu je l'ai fait je m'en fiche maintenant de toutes les vies que j'ai prises en tant que sniper tout ce qui compte c'est votre vie Bones rien d'autre ne compte je vous jure si vous vous en sortez je)
savoir ce qui lui arrivait.
Angela et Hodgins déboulèrent dans la salle d'attente, les cheveux en bataille. L'artiste se précipita à côté de Booth et lui passa un bras autour des épaules. De longues trainées de mascara marquaient ses joues.
- Booth, comment va-t-elle ?
(je ne sais pas je n'en sais rien peut-être que si j'avais été plus rapide j'aurais pu j'aurais pu la sauver je vous jure Angela je ne voulais pas je ne voulais pas que ça finisse comme ça je)
- Elle est au bloc, mais les médecins pensent qu'ils vont la sauver. Mais il faut s'attendre à ce qu'elle ne puisse plus bouger... lâcha-t-il.
(ce ne sera plus ma partenaire alors oh Seeley ne pense pas de cette manière là tu te rends compte de ton égoïsme tu es égoïste tu es)
- Ca va aller Booth...
- Je l'espère...
Angela se jeta dans ses bras et Booth la serra contre lui, absent.
(serrer Bones dans mes bras ce n'est pas la même chose qu'Angela je veux serrer Bones dans mes bras je veux)
- Agent Booth ?
Il leva la tête.
(Bones comment va Bones est-ce qu'elle va mieux je veux qu'elle marche oui qu'elle courre je veux je crois que si vous l'avez sauvée je lui dit tout je lui dirait tout ce que je ressens je promets je le ferai mais s'il vous plaît dites moi qu'elle va s'en sortir s'il vous plait s'il vous plait)
- Votre partenaire a été gravement touchée. Nous avons pu la sauver, heureusement toutes ses fonctions cérébrales sont intactes, mais les fonctions moteur ont été touchées très gravement et nous n'avons pas pu sauver ses capacités moteur. Je suis désolé. Mademoiselle Brennan est complètement paralysée au dessous de la nuque.
Booth faillit s'écrouler. Il sentit ses jambes faiblir brutalement.
- Je peux la voir ?
- Une seule personne. Est-ce que sa famille... ? suggéra le médecin.
- C'est Booth sa famille, fit Angela d'un ton très convainquant.

Le docteur hocha la tête et montra à Booth la porte de la chambre de sa partenaire.
Il la lui ouvrit, et l'agent entra. La porte se referma.
(oh mon dieu Bones qu'est-ce que ce salaud vous a fait vous en cage c'est inconcevable vous n'allez pas tenir votre si beau corps devenu une cage ce n'est pas possible)
Brennan était allongée sur le lit. Ses yeux étaient entrouverts, et elle était recouverte de bandages.
- Tempérance ? murmura-t-il.
- Je vous ai dit...
- Bones ? Comment vous sentez vous ?
Il esquissa un petit sourire. Elle s'efforça de lui en offrir un aussi, mais ses lèvres étaient à jamais tordues en un rictus souvenir du couteau.
(oh je ne sens plus rien même pas mon c½ur qui bat même pas sa main qui vient de prendre la mienne je ne peux que parler mais même parler m'est difficile pourquoi ça pourquoi moi)
- Booth...
- Oui Bones ?
Il avança sa main vers le visage de sa partenaire pour en chasser une mèche rebelle.
- Je veux vous demander quelque chose.
(c'est difficile très difficile oh Booth ne me dites pas non je vous en supplie je ne veux pas rester comme ça s'il vous plaît je)
- Allez-y.
Elle déglutit. La sensibilité s'arrêtait en dessous de sa pomme d'Adam. Elle sentait encore le gout du sang s'écouler en même temps que sa salive lorsqu'elle l'avalait. Ironique.
- Dans le tiroir derrière vous, ils gardent des seringues. Ce sont des produits très puissants. Chacun séparément, ils ne vous plongent que dans un sommeil de plomb, mais ensemble... ils ont des pouvoirs de destruction féroce.
Booth se mit à secouer vigoureusement la tête de gauche à droite.
(non pas la tuer je ferai tout ce que vous voudrez mais pas cela mon dieu pourquoi moi)
- S'il vous plaît... Ne m'obligez pas à vivre enfermée... dit-elle.
Des larmes roulèrent de ses joues.
(s'il vous plaît Booth je ne vous demande que cela s'il vous plaît faîtes le je ne veux plus vivre chaque seconde est pire que la précédente ma douleur est brûlante et glaçante à la fois s'il vous plaît faites le)
- Bones je...
- Faites-le. Je préfère mourir et que tout s'arrête là plutôt que vivre dans un monde où mon corps ne m'appartient plus.
- Bones...
- FAITES-LE ! JE NE VEUX PAS RESTER ENFERMEE DANS MON PROPRE CORPS POUR LE RESTANT DE MES JOURS !
Sans un mot de plus, Booth se pencha et l'embrassa sur le front.
(merci Booth merci)
(Bones je vous aime vous savez je vous aime je vous aime je vous aime)
Puis il se retourna vers le tiroir en question et y prit les deux sortes de seringues. Mais il en prit deux de chaque.
Brennan ouvrit de grand yeux.
(il n'a pas l'intention de)
(je ne sais pas pourquoi je veux faire cela j'aime la vie mais j'espère que la mort est plus belle car une vie sans elle n'est pas une vie)
Brennan déglutit à nouveau et de nouvelles larmes roulèrent sur les joues.
- Vous avez la vie devant vous, Booth, la vie...
- Bones pour une fois dans votre vie, écoutez-moi ! s'écria-t-il.
Elle hocha la tête en pleurant. Elle ne pouvait même pas se cacher la tête dans les mains pour cacher ses larmes.
(je ne veux pas qu'il meure s'il vous plaît je ne crois pas en Dieu mais lui y croit oh mon dieu s'il vous plaît faites lui entendre raison Tempe pourquoi pries tu il n'existe aucun dieu Tempe calme toi oh mon dieu je)
- Bones, nous faisons comme toujours. Nous passerons cette épreuve, ensemble.
(j'ai l'air tellement sûr de moi elle va croire que je sais ce qu'il y a après mais je n'en sais rien j'ai peur mon dieu j'ai)
- Mais Booth... C'est la dernière épreuve. Vous ne pouvez pas... Pensez à Parker, pensez à Angela, que dira Angela, que diront tous vos amis, que...
- C'est vous ma plus grande amie Bones. Vous partie plus rien de me retient.
- Mais... Parker...
Booth tressaillit. En effet, Parker avait
(pourquoi a-t-il fallut qu'elle parle de Parker bon dieu oh Parker mon bonhomme tu sais que je t'aime tu le sais, mais je ne peux pas la laisser tu comprends je dois partir avec elle tu comprends)
la priorité dans son c½ur, généralement. Mais Booth venait de se rendre compte que cela faisait trois ans que Brennan se positionnait devant son propre fils dans son c½ur.
(peut-être ai-je réussi va-t-il décider de vivre je veux qu'il vive je ne veux pas qu'il me suive pas mourir à cause de moi)
Booth sentait une
(seringue mon dieu je vais la tuer puis je vais me tuer c'est fou est-ce que ce que je vais faire est bien est ce que j'irai au paradis mon dieu j'ai peur)
boule lui serrer la gorge. Il déglutit.
- Au revoir Bones.
Il planta la seringue dans le coude de sa partenaire. Celle-ci lui lança un regard reconnaissant rempli de larmes et ne tiqua même pas lorsque Booth injecta le produit. Sa sensibilité dans le coude s'était envolée.
Booth sentit la boule au fond de sa gorge éclater et il s'écroula, se rattrapa par les paumes des mains sur le matelas de sa Bones. Il sentait les larmes courir sur ses joues en cascades interminables. Il était à côté de sa Bones, et il allait lui injecter le liquide qui lui enlèverait la vie. Elle lui lança un regard encourageant tandis que ses yeux s'engourdissaient doucement.
(il l'a fait il l'a fait mon dieu j'ai peur Booth ne me suivez pas je ne veux pas Booth...)
- Adieu Booth... Je vous...
(...AIME !!!!!!!!!!!!!!)
Sa tête tomba sur l'oreiller. Des larmes plein les yeux, Booth enfonça la deuxième seringue dans le bras de sa partenaire. Une série de bips se mirent à retentir autour de lui. Il s'approcha de la porte et la verrouilla.
Le corps secoué par les sanglots, il s'approcha de sa partenaire.
- Quelque soit la chose qui m'attend dans l'autre monde, cela sera avec vous, Bones.
Il se pencha, et effleura les lèvres de Brennan d'un baiser d'adieu.
Puis il prit la première seringue et l'enfonça dans son propre bras. Il ne sourcilla pas lorsque son pouce, appuyant sur la seringue, lui injecta le puissant somnifère. Il vacilla et s'assit sur le lit de Brennan. Il prépara la seconde seringue et la planta dans son bras. Ses yeux lui piquaient, il sentait qu'il allait perdre connaissance. Il s'allongea à côté de sa partenaire endormie par la mort, et entendit des coups violents frappés à la porte. Les infirmières avaient dû entendre les bips.
Il passa son bras autour du ventre de Brennan et injecta le produit dans son bras.
Il s'endormit, enlaçant sa partenaire qui avait toujours été plus que cela dans son esprit. Le sommeil éternel dans lequel ils venaient d'entrer les entourait de sa torpeur irréelle.
Et la mort vint les chercher.


ooooh ooooh ooooh ooooh ooooh

# Posté le vendredi 03 octobre 2008 11:37

...

...
Une autre dans le style soft que vous aviez bien aimé pour ma toute première =) Bonne Lecture


Cela fait deux semaines que le docteur
Brennan n'a plus mis les pieds à l'institut Jefferson.
Cette affaire à Seattle était épuisante,
mais gratifiante. Et puis elle avait
fait la connaissance de plusieurs
personnes sympathiques, là-bas.
Et maintenant, une sorte d'angoisse lui
serre la gorge tandis qu'elle monte
lentement les marches devant l'institut.
Le gardien la salue, lui demande de ses
nouvelles.


Finalement, depuis son départ, rien n'a changé.

Elle pénètre dans le couloir principal,
où des scientifiques lui adressent des sourires.
La plateforme est rangée et encore vide.
Normal, il est plutôt tôt pour une journée de travail.


Finalement, depuis son départ, rien n'a changé.


Elle s'approche de son bureau et sourit en voyant
ses fauteuils et son bureau avec son ordinateur.
Elle sort la clé de sa poche et l'introduit
dans la serrure.
Elle entre et se dirige vers la tour qu'elle allume.
Le ronronnement de son ordinateur se fait entendre.
Elle s'approche de son fauteuil, et s'y laisse tomber.
Il est toujours aussi moelleux.


Finalement, depuis son départ, rien n'a changé.

Elle se relève et s'assied sur sa chaise de bureau.
Elle bouge sa souris et ouvre le fichier texte
de son roman.
Elle caresse son clavier du bout des doigts.
Puis elle relit son dernier chapitre.
Tout juste bon à jeter. Cette scène entre Kathy
et Andy n'est pas très intéressante.
Elle la sélectionne et la delete.


Finalement, depuis son départ, rien n'a changé.


Elle entend un bruit discret derrière sa porte.
Ce sont des pas.
Un petit sourire illumine son visage tandis
que dans le reflet de la vitre de son
armoire elle aperçoit la silhouette de son visiteur.


Finalement, si, quelque chose a changé depuis son départ.


Elle attend qu'il entre et pose une main sur son épaule,
puis elle se lève et l'embrasse fougueusement.
Il lui rend son baiser avec passion,
et lui caresse la joue.


Angela, qui passe justement par là pour
dire bonjour à sa meilleure amie, aura
la même pensée
.


Finalement, quelque chose a changé depuis son départ.

# Posté le vendredi 03 octobre 2008 11:43

...

...
Je ne suis pas une chippeuse dans l'ame, donc j'aime aussi les fanfics qui ne terminent pas par cela =) je trouvais l'idée de celle-ci mignonne alors je l'ai écrite =) Bonne Lecture


Nuit de Pleurs


Il est dix heures du soir chez l'agent Spécial Seeley Booth. Il dort déjà paisiblement dans son lit, heureux de sa journée. Ce n'est pas très charitable, mais il est content que Sully soit parti. Cela n'a que très brièvement fait pleurer sa partenaire. Il a bien vu qu'elle avait la larme à l'½il quand elle le regardait partir, mais il s'est efforcé de la consoler, et il croit bien que ça a marché.
La sonnette de sa porte d'entrée retentit, le tirant de son sommeil. Il se lève, habillé d'un simple pantalon gris, tout endormi. Il ouvre la porte.
Elle est là, sur le pas de la porte, en jean et t-shirt. On voit à ses yeux rouges qu'elle a pleuré.
- Booth ? fait sa petite voix pleine de sanglots.
- Bones, qu'est-ce qui vous prend de vous mettre dans un état pareil ?
- Je suis toute seule... Et... Sully...
Incapable d'ajouter quoi que ce soit, elle se jette dans ses bras. Il la serre contre lui, s'efforce de la rassurer. Il sent ses larmes chaudes qui dégoulinent contre son torse. Elle entend les battements de son c½ur, qui vont aussi vite que ses propres sanglots.
Il l'embrasse paternellement sur le front et lui fait un sourire plein de compassion.
- Allez, viens, tu peux dormir dans mon lit, ce soir, je dormirai sur le canapé convertible...
Le tutoiement est sorti tout seul de la bouche de Booth. Elle ne semble pas l'avoir remarqué.
- Tu es sûr ? le tutoie-t-elle également.
- Certain.
Il la prend gentiment par les épaules et l'emmène avec douceur jusqu'à son lit. Il fait basculer le canapé qui est juste à côté et se prend une couverture dans l'armoire. Il la regarde se glisser sous les draps. Il la voit retirer son jean et le poser sur la table de nuit. Ils se retrouvent tous les deux allongés à regarder le plafond.
- C'est confortable, mon lit ?
- Oui... Ca va, le canapé ?
- Un peu étroit, mais sinon ça va...
- J'aime bien, il est bien dur, ton matelas.
- Je sais. On sent la différence par rapport aux ressorts du canapé...
Soudainement, Brennan se sent un peu coupable de le forcer à dormir là alors qu'elle-même profite du matelas deux personnes.
- Tu veux pas que je te le rende ?
- Non, il faut que tu dormes bien cette nuit. Tu es pas bien, c'est toi qui doit dormir, pas moi.
- Sinon...
Brennan ne termine pas sa phrase. Booth se redresse, ce qui fait grincer les ressorts du canapé convertible.
- Sinon quoi ?
- C'est un lit deux personnes... On peut... Enfin, si tu ne veux pas... En amis...
- Ca ne te dérange pas ?
Tempérance lui assure que non. Il se relève et s'assied sur le lit. Elle lui fait une place, et il se glisse sous les draps.
Ils soupirent tous les deux, en même temps. Cette proximité les indispose tout comme elle les rassure.
- Tu avais l'air d'aller bien, tout à l'heure, dans le port... murmura Booth.
- J'avais pas encore réalisé...
- Réalisé quoi ?
- Que je venais de laisser partir un homme génial.
- C'est vrai.
- Mais on dirait que c'est comme ça, chez moi... Dès que ça devient sérieux, je me dérobe, et après je regrette...
- Ce n'était peut-être pas le bon, tout simplement...
- Pas le bon ? Booth, anthropologiquement parlant, il n'y a pas « un bon ». Il n'y a que des séries de partenaires potentiels pour la reproduction et la continuité de l'espèce.
- Et l'amour dans tout ça ?
- L'amour ? Un dégagement de phéromones et une activité nerveuse hautement développée au passage d'un potentiel partenaire nous donnent envie de nous reproduire. L'amour n'est rien d'autre qu'un truc de la nature pour que nous continuions à nous reproduire.
- Je n'y crois pas.
- Pourtant c'est comme ça, Booth, c'est... la science ! C'est quoi votre théorie ?
Le vouvoiement est de retour, pour le plus grand malheur de Booth.
- Je crois qu'il y a quelqu'un pour chacun d'entre nous, et qu'il suffit d'être assez ouvert pour le voir.
- Booth ?
- Oui ?
- Vous croyez que c'était Sully ?
- A vous de me le dire. Je ne suis pas dans votre tête, Bones !
- Je ne crois pas.
- Pourquoi ?
- Sinon je ne l'aurais pas laissé partir.
- Je suppose que vous avez raison.
- Donc vous pensez que Sully n'est pas le bon ?
- Je ne pense rien, Bones, d'accord ? Je ne suis pas dans votre tête, okay ?!
- Mais pourquoi vous vous énervez toujours quand je vous pose des questions personnelles ?!
- Parce qu'elles sont personnelles, justement !
Un long silence s'abat dans la chambre. Puis Booth tourne la tête vers elle.
- Désolé. On ne devrait pas se disputer, vous avez eu une dure journée.
- On peut le dire, oui.
- Je pense que Sully n'était pas le bon.
- Pourquoi ?
- Parce qu'il ne serait pas parti si vous aviez été la bonne personne. Tout comme vous seriez allée avec lui si il avait été le bon.
- Mais je pleure quand même.
- Oui.
- Pourquoi ?
- Parce que vous l'aimiez bien. Peut-être même que vous l'aimiez, je ne sais pas.
Brennan lance un regard à son partenaire, qui a à nouveau le visage tourné vers le plafond.
- Je ne sais pas. Je ne suis pas sûre de savoir ce que c'est vraiment. Vous avez déjà aimé quelqu'un, vous ?
Un minuscule sourire étire les lèvres de Booth.
- Oui.
- C'était qui ?
- Personnel, Bones.
- Alleeez, s'il vous plaît...
- Rebecca.
- Vous l'aimiez ?
- Oui.
- Et c'était la bonne personne ?
- Non.
- Pourquoi ?
- Parce qu'elle n'a pas voulu se marier avec moi. Et que finalement je ne le voulais pas vraiment non plus.
- Et ça vous faisait quoi ? C'était quoi, l'aimer, pour vous ?
Booth a une soudaine vision de ce qu'est cette conversation par rapport à sa vie d'aujourd'hui, avec sa Bones.
- C'est toujours penser à cette personne. Tout faire pour elle. Avoir envie de pleurer quand elle est triste, de rire quand elle est heureuse. Avoir l'impression que votre c½ur et le sien battent à l'unisson. Être à moitié fou quand vous la voyez.
- Et vous aviez ça avec Rebecca ?
- Oui. Mais j'étais jeune, j'étais déjà fou tout court. Et vous, Sully ?
Elle ne répond pas. Lorsqu'il tourne la tête pour voir son expression, il s'aperçoit que ses yeux débordent à nouveau.
- Hey, Bones... fait-il doucement en tendant la main pour lui essuyer la joue.
- Je crois que je l'aimais... répond-t-elle d'une toute petite voix.
Booth roule vers elle. Il sent une flamme douloureuse lui consumer le c½ur. Quel enfoiré, ce Sully ! Il n'avait pas le droit de partir et de la faire souffrir comme ça. Non, il n'en avait tout simplement pas le droit. Et pourtant il l'a fait. Il ne devait pas l'aimer, lui.
Booth attire Brennan contre lui.
- Chut... chut... Bones...
Elle pose une main sur le torse de son partenaire et enfouit son visage dans son épaule. Elle sent que Booth lui entoure la taille d'un bras protecteur et l'embrasse tendrement au milieu des cheveux. Il sent les larmes qui coulent dans sa nuque tandis qu'il la serre contre lui. Il a très envie de pleurer tant elle semble malheureuse, mais tout ce qu'il peut faire c'est être là pour elle.
Il restent longtemps ainsi, enlacés. Finalement, Booth la sent se détendre entre ses bras, et devine à sa respiration régulière qu'elle s'est endormie. Il esquisse un sourire et fait mentalement l'état des lieux. Il est allongé dans son lit, sa Bones est serrée contre lui, il a un bras passé autour de son ventre, et une des mains de sa partenaire est posée sur son torse. Il sent ses jambes contre les siennes, toutes douces et toutes fragiles.
Et elle dort.
Booth ferme les yeux et appuie sa tête sur l'oreiller. Puis, sentant le rythme cardiaque paisible de son amie contre son c½ur, il s'endort, bercé par ce doux son synonyme de vie.

# Posté le vendredi 03 octobre 2008 11:50